Introduction
Etre sensible à quelque chose, c’est ne pas rester indifférent, c’est éprouver quelque chose, une émotion, un plaisir ou un dégout. Ici la question part d’un constat : nous sommes sensible à la beauté. Quelle est la raison intellectuelle, la force irrationnelle qui nous pousse, par les sens, « nous », les sujets individuels, rassemblés autour d’un sentiment partagé, à faire l’expérience de la beauté ? Nous tenterons tout d’abord de distinguer la beauté naturelle de la beauté artistique, puis nous montrerons en quoi la beauté conduit à imaginer et à penser.
I) La beauté naturelle et la beauté artistique
a) Il faut faire une distinction entre beauté naturelle et beauté artistique. La beauté naturelle est la conformité des vivants, qui permet de dire que des êtres naturels sont beaux. La beauté naturelle est liée à une sensation de plaisir qui s’impose à celui qui le juge comme tel. J’éprouve un sentiment devant l’harmonie. Le laid ne provoque pas cette finalité. Le laid produit un déplaisir. En revanche la beauté artistique suppose une certaine éducation. On ne peut nous faire changer d’avis sur quelque chose que l’on trouve beau. Contrairement au beau naturel, le beau artistique donne la possibilité de progresser et de changer.
En effet, la beauté, qu’elle soit naturelle ou artistique suscite spontanément chez celui qui s’en trouve être le spectateur un plaisir qu’on qualifie de plaisir esthétique.
Mais si nous pouvons simplement faire ce constat il s’agirait de se demander ce qui fait que nous sommes ainsi sensibles à la beauté ? Nous tenterons de saisir ce qui fait que la beauté suscite en nous cette réaction.
b) En effet, même si deux personnes ne qualifient pas nécessairement de belle la même chose, il n’en demeure pas moins que pour chacun, face à ce qu’il juge beau, une réaction se produit qui fait sortir de l’indifférence. Quelle est la nature de la réaction éprouvée ? Qu’est-ce qui dans la beauté, nous fait réagir.
Vous pouvez donc commencer par montrer en quoi la beauté produit un plaisir de nature particulière. Opposé au déplaisir ou au dégoût, le plaisir produit par la beauté
c) On peut ainsi distinguer le plaisir esthétique du plaisir de consommation. Dans le plaisir esthétique il n’y a pas possession et destruction de l’objet alors que dans le plaisir de consommation, l’objet doit être possédé. En outre, le plaisir de consommation est un plaisir des sens alors que le plaisir esthétique n’e